Alors, on fait quoi ?
Dur d’être de gauche !!! Dur d’être socialiste !! Vis à vis des autres ! Vis à vis de soi même !
NON mais à coup sûr fatigant. Y a-t-il risque de finir par mettre le manche après la cognée ? NON pour l’immense majorité d’entre nous, j’en suis persuadé. Pour être clair. En 2006, je n’ai pas voté le programme du PS, convaincu qu’il ne prenait pas position clairement sur les quelques grandes questions internationales et internes. Quel projet global de société à peu près convaincant proposait-on au pays ? Comment, pour celle ou celui en charge de défendre ce programme, échapper aux contradictions fondamentales qu’il recelait sur certains points face à la réalité et la complexité du monde et de nos sociétés. Pour des raisons du même ordre je n’étais absolument pas partisan de la synthèse craignant qu’elle ne soit que tactique dans l’instant. Pauvre tactique, au demeurant acceptée en quelques heures par … TOUS les courants. Faut-il y insister ? J’ai choisi Ségolène ROYAL en 2006. Je ne le regrette pas. Et il me plait qu’elle ait préempté la « rénovation » en tentant, dans une ambiance et un climat internes absolument ahurissants et peu glorieux pour l’image du PS, mais trop tard, et de façon de plus en plus improbable de ramener le débat vers la nécessité de réviser notre pensée. Alors maintenant !!! En ce qui me concerne, comme j’ai tenté de le faire verbalement dans nos réunions, ou par internet à plusieurs reprises sur des questions spécifiques, je ne cesserai pas de revenir autant qu’il le faudra sur l’absolue nécessité de penser et proposer des réponses enfin claires et solides à quelques points ou problèmes structurants de nos vies au moins à court et moyen termes. Il en est ainsi, par exemple, de la mondialisation de l’économie, de l’Europe, de la Turquie, du Moyen Orient, du bassin méditerranéen, du rapport à la Russie, de la PAC, au plan global ou international. Il en est ainsi, par exemple, des limites supportables de l’évolution du couple croissance/emploi, des 35 heures, de l’immigration, des délocalisations, des retraites, de l’éducation nationale, des problèmes d’énergie,de la pollution sous toutes ses formes, des conséquences d’un aménagement du territoire de plus en plus impensé, du type de défense, de l’insécurité sur le plan intérieur… Sur ces quelques problèmes, depuis des années, de colloques en séminaires, de congrès en états généraux de tous ordres, nous n’avons pas cessé de produire et de produire encore des sommes toutes de plus en plus intelligentes les unes que les autres. Régulièrement, on donne aux militants, qui bossent, l’illusion que leur travail est fondamental. C’est l’exemplaire démocratie que le PS cherche à vendre à l’extérieur !!! Et finalement, que ressort-il de tout cela, à chaque fois, la même ambiguïté programmatique. Il est temps que l’on ne prenne plus les militants pour des gogos surtout utiles sur les marchés. Il est temps que l’on prenne la décision, A TOUS NIVEAUX, élus nationaux et régionaux, cadres de sections, militants, de voir le pays, la société telle qu’elle est. Il est temps que nous nous débarrassions des scories d’une conception et d’une vision de la société qui eurent d’immenses mérites à telle ou telle époque, mais qui ne correspondent plus à la complexité du monde et de nos sociétés.à tous niveaux. Il est temps que nous prenions l’exacte mesure de notre responsabilité vis à vis du pays et de nos concitoyens. Réfléchissons une bonne fois pour toutes et engageons nous sur un projet réellement clair et enfin porteur d’espoir. Il serait peut-être utile de ne pas perdre trop de temps, car nombreux sont peut-être ceux qui commencent à se déciller, maintenant que "l’état de grâce" pourrait peut-être perdre de son bel éclat. Mais nous ne serions pas dignes de retrouver le pouvoir si nous n’escomptions que sur cette perspective. Pour le PS. Pour le pays. Quant à savoir qui portera les couleurs du PS et de la Gauche, c’est évidemment très important. Mais de grâce. Bossons une ultime fois et réglons cette question dans la foulée. Denis Mairet Vendredi 14 Septembre 2007
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