Section Paris 17

L’école publique, victime d’un serial killer



Depuis 2002, la droite s’acharne sur les acteurs de l’école publique et tente d’instaurer le règne de la marchandisation et de la ségrégation scolaires

Avec la disparition programmée de 140 000 postes entre 2002 et 2012, des réseaux spécialisés RASED s’occupant des élèves en difficulté, des auxiliaires de vie scolaire pour les enfants handicapés, la fermeture de classes et l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la diminution des heures de cours, l’aménagement scandaleux et mensonger de la carte scolaire, l’enterrement des IUFM et la formation bradée des futurs enseignants, la droite affiche ses ambitions.
L’école républicaine, émancipatrice et vecteur d’égalité et de mixité sociale, est méprisée et sert de variable d’ajustement budgétaire. L’école privée, quant à elle, voit ses ressources publiques et le nombre de ses classes augmenter. Une éducation à la carte se met en place.

Or l’avenir d’une société se joue sur la qualité de l’enseignement et l’excellence de l’instruction qu’elle donne à l’ensemble de ses membres.

L’école doit donner à nos enfants les connaissances nécessaires pour appréhender le monde et lui porter un regard critique. Elle doit aussi lui permettre de découvrir et exploiter son intelligence spécifique et ses dons. Laïque, elle doit permettre à l’enfant de sortir de ses déterminismes sociaux et culturels et d’acquérir sa liberté de conscience et de choix.

Si l’école a besoin de moyens humains et financiers importants et surtout mieux répartis, ceux-ci doivent aussi être inscrits dans une logique de revalorisation de l’instruction et des règles. Il faut certes des enseignants plus aguerris et mieux rémunérés et des classes allégées dans les quartiers en difficulté, un système de soutien scolaire et psychologique gratuit pour les élèves en décrochage, mais il faut également des programmes de qualité qui ouvrent les champs du possible aux élèves. L’école n’est pas là pour pallier les convulsions de la société mais pour offrir aux générations qui s’y succèdent les moyens de la connaissance et les clefs de leur avenir. Nous devons donc refuser de laisser l’école publique vaciller sous les coups assassins de la droite, et devons impérativement nous organiser et nous mobiliser efficacement pour la défendre, la repenser et la promouvoir.

Isabelle Gachet

Conseillère de Paris et du 17e

Mardi 1 Décembre 2009

           


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