|
Elections
Vie locale
Nos conseillers de Paris
Nos conseillers d'arrondissement
|
La deuxième loi Sarkozy sur l'immigrationUne machine à fabriquer des clandestins
La loi dite Sarkozy du 26 novembre 2003 en modifiant la législation sur l'immigration et le droit d'asile, prétendait lutter contre l'immigration clandestine et en finir avec la double peine. La fin de la double peine ne fut qu'un leurre, quant à la lutte contre l'immigration clandestine elle s'est traduite par le remplissage des centres de rétention et les expulsions
de milliers de familles qui commençaient à s'intégrer. Cela ne suffit pas à Monsieur Sarkozy et à la droite car il faut donner des gages à l'électorat FN, il faut promouvoir l'immigration "choisie", non "subie" et jetable. Tel est l'objet de l'avant projet de la loi Sarkozy 2. Avec cette loi la droite veut instrumentaliser l'immigration -comme elle l'a toujours fait- en fabricant de nouveaux sans-papiers, détenant ainsi un outil politique et économique. Un outil politique
En fabricant de nouveaux sans-papiers, irrégularisables et inexpulsables, Monsieur Sarkozy et la droite renforcent la représentation négative des immigrés. Ils mettent en place les conditions du rejet de cette partie de la population dont l'image n'est pas sortie indemne des événements de novembre 2005. Les amalgames sont vite faits. En créant les conditions d'une stigmatisation de la population immigrée la droite se prépare à faire passer tout étranger pour un élément perturbateur de l'ordre social.
La politique d'immigration de la droite, crée les conditions du désordre social en installant un sentiment d'exclusion et d'injustice chez les enfants d'étrangers qui, nés en France, n'auront pas la possibilité de vivre en toute légalité, ne verront jamais leurs parents travailler autrement que de façon illégale, ne vivront jamais ailleurs que chez les marchands de sommeil. La loi Sarkozy 2 ignore le droit de tout travailleur à accéder à une vie familiale normale. En créant les conditions de la précarité pour des milliers d'irrégularisables, Monsieur Sarkozy et la droite, ne vont pas couper l'herbe sous le pied du Front National, mais labourent le terrain pour celui-ci. Le 21 avril 2002 est passé par là. Un outil économique
Pour la première fois depuis 1974, la loi organise une immigration de travail. Elle le fait sur des bases discriminatives considérant qu'il y a d'un côté les immigrés dont la France a besoin et de l'autre ceux qui ne pourront être régularisés. Monsieur Sarkozy et la droite organisent par cette politique la fuite des cadres et des cerveaux des pays en voie de développement vers la France, fuite qui est déjà si préjudiciable à ces pays. Monsieur Sarkozy tente par cette loi de faire croire qu'il va ré-équilibrer la nature des populations accueillies. Il n'en est rien!
Les dispositions concernant le titre de séjour autorisant le travail sont si restrictives qu'elles vont encourager le maintien sur le territoire d'immigrés en situation irrégulière dont la précarité favorisera l'accroissement du travail illégal toujours en recherche d'une main d'oeuvre corvéable et peu coûteuse. Le fait de lier la durée de séjour autorisée à la durée du contrat de travail renforce la dépendance vis à vis de l'employeur, induit des conditions de travail et de salaire non négociables, abaisse les exigences de l'ensemble des salariés, exclut de la production de richesses, les cotisations sociales afférentes et maintient des systèmes tels que l'Aide Médicale d'Etat qui n'aurait pas lieu d'être si le travail était déclaré. Cet avant projet de loi sur l'immigration illustre bien la source d'inspiration de Monsieur Sarkozy : le néo-libéralisme. Soulé Diawara Dans la même rubrique :
|
Vidéos du PS
|

Municipales 2008





