La poste est un service public irremplaçable
Elle est un élément essentiel des services de proximité.
Elle joue un rôle humain non évaluable en termes de rentabilité comptable: en distribuant ses lettres, le facteur fait bien plus que cela, il est souvent le seul lien avec l'extérieur pour les personnes âgées, notamment en zone rurale. Croit-on sérieusement que les sociétés privées vont s'intéresser à ce type de service ! Et, à supposer qu'elles y soient obligées, cela a-t-il un sens économique. Imagine-t-on plusieurs facteurs effectuant la même tournée, alors que, pour réduire les coûts, on a déjà réduit le nombre de ces tournées et des collectes du courrier dans les boîtes ? Nicolas Sarkozy nous répète que, malgré la transformation de la Poste en société anonyme, le capital de la poste restera à 100 % public. Nous avons vu avec France Telecom, EDF et très récemment GDF ce que vaut ce genre de promesses. La transformation de la Poste en société anonyme, cela signifie : - l'entrée de la poste dans une logique de rentabilité pure à court terme, de maximisation des profits pour les actionnaires, - l'accentuation de la dégradation du service rendu aux usagers déjà bien entamée depuis 2002, - l'abandon de services socialement utiles mais coûteux ou l'augmentation de leur tarif : . les concurrents de la Poste ne s'intéresseront pas à ces services, . ils se concentreront sur les activités les plus rentables (courrier d'entreprise), sur lesquelles ils pourront baisser leurs tarifs puisqu'ils n'auront pas à supporter les coûts du service de proximité, . pour ces activités les plus rentables, la poste devra aligner ses tarifs, . les recettes perdues sur ces activités (part prise par la concurrence et baisse des prix) ne pourront plus financer les services de proximité au grand-public, . on nous expliquera alors que ces services ne sont pas rentables, . on commencera par augmenter leurs tarifs (comme le demande aujourd'hui EDF), puis, comme cela ne suffira pas, on les supprimera en partie, voire en totalité. Le principe "on privatise les bénéfices, on nationalise les pertes" se vérifiera une fois de plus. Mais cela ira plus loin car l'idéologie de la droite étant que seules les activités privées sont économiquement souhaitables, qu'il faut réduire le champ de ce qui est public, on ira jusqu'à supprimer les activités que l'on aura préalablement et sciemment rendues non rentables. De plus, en envisageant la privatisation de la poste, l'état se prive de la possibilité d'accorder des crédits aux entreprises, (notamment aux plus petites et à celles en création) selon ses propres objectifs (aménagement du territoire, développement durable, soutien à l'emploi...). Là encore il se désengage. Ce n'est assurément pas souhaitable alors que la crise grave que nous vivons est loin d'être terminée. Est-ce cela que nous voulons ? Voulons-nous également que la poste fasse ce qu'ont fait de précédentes sociétés privatisées : jouer au monopoly financier mondial avec l'argent du contribuable ou payé par ses clients comme l'a fait si brillamment France Telecom ? Si nous ne voulons pas cela, allons l'exprimer ce samedi 3 octobre 2009. Vous trouverez ci-après et ci-joints les informations qui vous seront utiles pour le faire. Ne baissons jamais les bras ! Amicalement, Henri Chazelle http://appelpourlaposte.fr/ http://www.appelpourlaposte.fr/spip.php?article79 http://laposte.parti-socialiste.fr/ http://laposte.parti-socialiste.fr/la-petition/ Vendredi 2 Octobre 2009
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