La France change, le monde change alors la politique doit changer. Les débats participatifs (une des expressions de la démocratie participative en action aujourd’hui au même titre que les jurys de citoyens, espérons-le, demain), illustrent ce changement en faisant appel à « l’intelligence collective » des citoyens selon les termes même de Ségolène Royal. Cette dernière remarque qu’il y a une crise profonde entre les citoyens et leurs responsables politiques. Dans ces débats participatifs, dont la première phase pré-présidentielle vient de toucher à sa fin avec un peu plus de 5 000 débats participatifs à-travers toute la France, tous les sujets sont traités (emploi, vie chère, éducation, logement, environnement, …). Ils ont vocation à continuer à exister par la suite en vertu de l’évolution de la société, et une telle logique ne peut prendre fin le jour de la restitution des débats participatifs pré-présidentiels (dimanche 11 février 2007, Villepinte).
La démocratie participative a montrée qu’elle était un succès dans certains pays, certaines régions ou villes du Globe. Porto Alegre, avec son « budget participatif » est un exemple dans ce domaine, la Suisse utilise le concept de « démocratie directe » où les citoyens suisses votent pour les lois les plus importantes du pays, et pour certaines autres qui les concernent à une échelle plus locale, le Québec est également expert en la matière. En France Ségolène Royal a instaurée ce système dans la région Poitou-Charantes dont elle est la Présidente et qui se révèlent être également un succès. Les « conseils de quartiers », dans les communes de plus de 80 000 habitants, sont une autre incarnation de cette démocratie participative puisque la Mairie consulte ces conseils et ils peuvent faire des propositions pour améliorer le cadre de vie des concitoyens…
Une véritable Révolution est en marche, ne nous arrêtons pas à des critiques infondées et de mauvaise foi de ceux qui préfèrent privilégier la conception traditionnelle et gouverner selon leur propre sensibilité (intérêts ?)… regrettable quant on sait que la plupart de nos politiques qui ont la chance d’être aux plus hautes fonctions de l’Etat sont issues de classes très aisées et donc font selon leur conception, leur vécu, en pensant parler et agir juste…
Edouard LABROUSSE