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Pour le droit au travail
Depuis 2002, la droite n’a cessé d’accentuer la fragilité des travailleurs et de menacer de démanteler le code du travail sous le prétexte fallacieux de simplification. Ses propositions bafouent près de deux siècles de dialogue social et de progrès. Au problème dramatique du chômage, ils répondent par plus d’insécurité, renommée flexibilité, ou tout récemment « séparabilité » par la patronne du MEDEF, sans apporter aucune garantie en contrepartie. Ils attisent les tensions et tentent d’opposer les travailleurs entre eux. Les protections sociales au fondement du droit du travail ne sont pas respectées, et rien n’est prévu pour qu’elles le soient.
Les Socialistes proposent un projet de société qui redonne confiance et qui ouvre des perspectives réelles à chacun par l’amélioration et le renforcement des dispositifs existants, la réorientation des politiques actuelles et par deux réformes majeures : la sécurité sociale professionnelle et la mise en œuvre d’un dispositif de formation professionnelle et continue performant. Avec la Sécurité Sociale Professionnelle, nous souhaitons assurer l’intégration permanente dans la vie active et sécuriser les parcours professionnels. Nous devons prévenir le phénomène de décrochage durable et d’exclusion qui de progressif devient irrémédiable. Ce contrat entre la Collectivité et l’actif serait une obligation réciproque de respecter l’accord négocié : une obligation de moyen pour que le maintien ou le retour en activité. La Collectivité garantirait ainsi à l’actif un véritable statut, un revenu, des bilans de compétences réguliers, un suivi personnalisé du parcours professionnel et des formations adaptées, de base et continues, selon les besoins. De son côté, l’actif se devrait de réaliser les bilans de compétence nécessaires, de rechercher un emploi activement en période de non emploi, d’établir un plan d’évolution professionnelle et de suivre les formations préconisées dans le cadre de ce plan. En accompagnement de ce dispositif, l’Etat et les partenaires sociaux devront mettre en place un service public innovant de la formation professionnelle et continue. Naturellement, l’éducation et la formation initiale restent incontournables et doivent faire l’objet d’une réforme en profondeur pour les adapter aux réalités nouvelles. Enfin, aucune politique de l’emploi n’est possible sans une relance économique forte et déterminée. Ce volontarisme économique ne peut se faire sur le dos du social. Il doit refuser le nivellement par le bas des salaires, la précarisation des salariés ou le retour idéologique sur les 35 heures. Il faut donner davantage de moyens financiers, humains et institutionnels pour faire respecter le code du travail. Surtout, toutes les mesures susceptibles de favoriser l’emploi doivent être utilisées : basculement partiel des cotisations sociales sur la valeur ajoutée, soutien aux PMI-PME, conditionnalités des aides, développement de la recherche et de l’innovation, amélioration des systèmes d’accompagnement et d’orientation des sans emplois et des jeunes en fin de scolarité… Nous Socialistes refusons de valider l’idée qu’il y aurait des personnes inutiles : chaque individu contribue à la richesse qualitative de la nation. L’économie doit être au service de l’Homme, et la République s’en porter garante et réaffirmer inexorablement le «droit au travail». Isabelle Gachet et Mathilde Pousseo Dans la même rubrique :
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